Raconter son métier d'art
Artistes, artisans et artisans d’art : vous avez des mains en or et un message précieux à transmettre. Celui du geste précis et de l’amour du travail bien fait. Et si vous racontiez votre métier-passion dans un livre ? Valoriser sa passion au travers d’une biographie est un excellent moyen de la promouvoir et d’inspirer les autres. C’est aussi une façon de célébrer ses succès et d’appendre de ses échecs grâce au recul nécessaire. Et puis, comme c’est le cas pour la biographie familiale, écrire sur sa vie d’artisan permet de laisser une forme d’héritage.

Votre art, c’est toute une histoire !
Vous rappelez vous le jour où vous avez décidé de devenir peintre, photographe ou artisan·e d’art ? La première pièce qui vous a rendu·e fier·e ? Le plus gros défi artistique ou technique que vous avez réussi à relever ? Un échec qui a fait de vous la personne que vous êtes aujourd’hui ?
Les petits et grands moments d’une carrière forment bien plus que le récit de son métier. Consignés dans une autobiographie professionnelle, ils prennent vie et inspirent les autres.
En effet, raconter son parcours d’artisan d’art permet de transmettre un savoir-faire unique mais aussi une philosophie de vie, des valeurs, une vision du travail bien fait. C’est l’opportunité de montrer qu’il existe des manières de travailler et de créer qui nous ressemble. Qu’à l’heure de l’intelligence artificielle à tout va et du virtuel omniprésent, il existe des irréductibles pour qui prendre le temps, s’appliquer et se rencontrer n’a jamais été aussi primordial.
En somme, raconter sa singularité d’artisan·e à notre époque représente, à mon avis, un très joli cadeau pour son entourage proche curieux de mieux nous connaître, ses confrères et consœurs avec qui nous avons tant en commun, ainsi que pour les personnes en quête de sens et qui envisagent une reconversion vers l’artisanat ou un métier artistique pourquoi pas.
Récits d’artisan·es & artistes
Assumer son côté obscur pour mettre en valeur la joie et l'amour

Mon atelier, c’est vraiment mon refuge. Quand j’y entre, je mets de la musique, j’attrape un pinceau et je suis chez moi.
Bien sûr, j’adore travailler à l’extérieur. Peindre des murs de plusieurs mètres de haut, ça représente quand même un sacré défi que je relève avec beaucoup d’enthousiasme ! Mais peindre dans mon atelier est complètement différent.
Devant une toile, le fond prend davantage de place. J’exprime une vision, je partage mes valeurs. Je joue sur les contrastes, les opposés, les ambivalences. Par exemple, pour l’exposition que je prépare en ce moment, j’ai choisi le thème de la Joie comme vengeance. En paraphrasant l’un de mes groupes favoris, Mass Hysteria, qui cultive les paroles positives sur une musique plutôt sombre, je fais se rencontrer le côté dark qu’on a tous en nous et le côté lumineux, coloré.
À travers cette série de tableaux, j’ai envie de dire aux gens qu’il est nécessaire d’assumer son côté obscur pour mettre en valeur la joie et l’amour. C’est une thématique que je gardais dans un coin de la tête depuis un moment et qui va me poursuivre encore au moins plusieurs mois, j’en suis convaincu.
Je travaille souvent comme cela, par cycles. Avant la joie comme vengeance, j’explorais le contraste terre mer. Cela a duré facilement trois ans. Le point de départ a été la découverte de la plongée sous-marine. Je me suis complètement immergé dans un monde à part, un monde fascinant dont j’ignorais tout ou presque.
Aujourd’hui, je tourne la page et j’entame un nouveau chapitre. Toujours dans mon style bien entendu. On retrouvera les compositions d’animaux, l’humour, le jeu de lumière et mes chères abeilles. Sauf que cette fois-ci, tous évolueront dans un univers aussi noir que joyeux.
Stom 500 – Artiste graffiti et illustrateur

Autour de moi, le temps s’écoule tandis que je disparais
Je suis d’une nature contemplative et je pense que c’est ce caractère qui m’a amenée vers le métier de céramiste. J’aime observer la nature et son évolution au cours des saisons. L’hiver m’enveloppe de sa brume épaisse. S’ensuit le printemps qui me chante la renaissance.
Je vis dans un village qui me place au cœur de cette nature si inspirante. Chaque jour, j’ancre un peu plus mon geste dans la continuité de celui de mes prédécesseurs qui utilisaient la technique du colombin, bien avant l’apparition du tour de potier. Elle consiste en l’élaboration de boudins de terre formés et étirés à la main que l’on superpose. C’est une technique qui exige beaucoup de soin. Par exemple, il faut toujours veiller à ce que l’argile reste humide afin d’éviter tout problème à la cuisson.
Quand je commence une pièce, je sais que je vais aller jusqu’au bout. Pendant deux ou trois semaines, je suis attentive à chaque mouvement. Autour de moi, le temps s’écoule tandis que je disparais, imprégnée par le rythme de mes gestes répétitifs. Je m’abandonne à un état hypnotique.
Avec la céramique, je retranscris ce temps qui passe. J’inscris sur mes pièces le même mouvement lent qui sculpte la roche strate par strate, ou qui dessine des ondulations à la surface de l’eau. J’y ajoute parfois une ouverture à partir de laquelle naît cet élan. Mais c’est également là, au centre, que couve le mystère. Je peux me laisser happer par son côté sombre. Il me renvoie aussi à une forme d’intériorité et d’intimité.
La terre est une matière merveilleuse qui permet de laisser surgir tout une panoplie d’émotions nichées en nous.
Christine, céramiste

Depuis 40 ans, rien ou presque rien n’a changé

Dans mon atelier, le temps se fige. Depuis 40 ans, rien ou presque rien n’a changé. La même odeur de vieux papier s’accroche aux montagnes de livres usés et empilés un peu partout. Des petits bouts de ceci et des morceaux de cela s’accumulent pour former un capharnaüm organisé. Je conserve absolument tout car je sais que chaque élément trouvera, un jour, son utilité.
Au cœur de mon fouillis familier trône un massicot qui date de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette machine qui sert à couper le papier fonctionne encore parfaitement. Hors de question pour moi de la remplacer par un engin bourré d’électronique. Seules les lames doivent être remplacées de temps en temps. J’en possède d’ailleurs tout un stock qui va tenir bon encore quelques années.
Marcel, relieur
Faire écrire sa trajectoire professionnelle par une professionnelle

Quand j’y pense, je me rends compte que mon métier d’écrivaine biographe relève lui aussi de l’artisanat. En effet, il s’agit bien là de travailler des heures avec passion, de mettre tout son cœur et son énergie vers un seul objectif : celui de créer un objet unique et chargé d’émotion !
Comment cela se passe-t-il, concrètement ?
Le processus d’écriture d’une biographie professionnelle commence par une rencontre entre vous et moi. Au cours des entretiens, vous me racontez votre parcours d’artisan·e ou d’artiste, ce qui vous a poussé·e à embrasser cette carrière singulière, la façon dont vous avez surmonté vos échecs, vos grandes victoires et aussi les plus modestes. J’écoute attentivement les messages que vous souhaitez transmettre et je transforme votre récit oral en un texte agréable à lire, qui laissera entendre votre voix à vous.
N’hésitez pas à consulter la rubrique pas à pas pour obtenir plus de détails sur les étapes de l’écriture d’un livre à quatre mains.
Et si vous préférez que nous échangions de vive voix, rendez-vous sur la page contact. Je serai ravie de découvrir votre univers !
